7.02.2013
22.01.2013
11.06.2011
16.04.2010
Cicatrices
allez je reviens ici. Faire les peintures, ouvrir, aérer, passer l’aspirateur et enfin c’est bon et demain, oups, on se bouge ! non mais ho !
15.03.2009
“Tes pensées, je les faisais miennes…” *

* La Nuit Je Mens (Fauque-Bashung/Les Valentins-Bashung) in Fantaisie Militaire.
30.01.2009
Aïe ! Sport de glisse en banlieue

Ce mardi-là, il était 20h30, je suis sortie pour téléphoner. L’escalier à descendre, troisième marche et tout bascule, c’est la chute, mon bras gauche se plie sous mon corps, j’entend l’os qui se brise, je dis : c’est grave, aidez-moi, vite. Mes collègues arrivent, mon bras est incontrôlable, tout souple, pourtant l’épaule ça va. On me soutient pour rentrer à l’intérieur du bâtiment. Assise sur un canapé, je pense à mes vacances qui commencent demain. Les pompiers vont arriver, qu’ils se dépêchent, c’est long, la douleur est là mais supportable ça m’étonne. Trop longs à venir, qu’est-ce qu’ils font ces pompiers ? A. me dit : Ils arrivent et on a prévenu chez toi. C’est pas vrai, j’attend trop ! (en réalité, ils sont venus en moins de 10 minutes). Je regarde le pompier droit dans les yeux, il me parle beaucoup, mon bras est dans une attelle gonflable : dix minutes et on sera à l’hôpital, c’est rien vous inquiétez pas dans deux jours vous êtes sur pied et en vacances. Il me pose plein de questions, mon nom-où j’habite-quel est mon métier-si j’ai des enfants-où je vais en vacances. Maintenant je tremble, il me dit c’est à cause de l’adrénaline. Après, c’est l’hôpital, l’urgence se met en place, médecin, infirmières, brancardiers, tout ce monde s’affaire autour de moi, découpage de mon pull, attention à mon bras, dépêchez-vous j’ai mal. Trois personnes me tiennent le bras, radios. Ensuite on me plaque un masque sur le visage, respirez à fond. A fond oui, c’est super j’entend de la musique, c’est quoi cette fiesta, l’infirmière me répond allez respirez, oui merci super je me sens bien elle est où cette fête ? Mon bras gauche est installé dans une attelle plâtrée, même pas mal pendant ce temps ! Raaah ! plus de masque j’ai quitté la fête, je suis à l’hôpital, c’est vrai. J’ai encore mon téléphone j envoie un sms à J. On m’emmène dans une chambre. Un médecin vient me voir, me montre une radio, fracture du radius au poignet, pas trop grave mais le coude, alors là c’est beaucoup plus compliqué, éclaté, on me garde ici, aucune place disponible à Paris, je serai opérée demain, en attendant on me pose une perfusion de morphine… j’ai mal, tellement mal je n’arrive pas à dormir.
L’opération aura duré 2h45. Le chirurgien me dit qu’il a "recollé" tous les morceaux, un bon montage, broches-vis-plaques, les radios post op sont très bonnes. Six jours d’hospitalisation dans ce service de chirurgie orthopédique où je suis la plus "jeune" patiente. Les douleurs s’atténuent, redoublent parfois, je n’ai pas de plâtre, seulement une écharpe carapace matelassée et une attelle pour le poignet. Rentrée à la maison depuis 10 jours, avec un arrêt de travail de 2 mois minimum, une infirmière vient changer mes pansemements tous les 2 jours. Ce matin, elle m’a enlevé presque toutes les agrafes, sauf 5, j’ai failli tomber dans les pommes.
Gymnastique de la main gauche plusieurs fois par jour : pianoter, faire bouger tous les doigts, serrer un stylo entre le pouce et l’index.
Ça va (aller) !
13.12.2008
Nouveau voyage

Je suis revenue.
Loin des blogs pendant tout ce temps, plongée dans la vie, la crise et l’amour, oui, dans cet amour étrange de toi, my bodyguard, si proche, toujours enfui dans le monde secret et toujours revenu aux petits matins, avec le corps pressé par l’urgence à donner cette empreinte qui m’accroche à toi.
OK ! maintenant, je négocie, je lutte, je tranche, j’achète. Plein SUD.
10.08.2008
(…) Le dernier train s’est arrêté *

(…) Le dernier train s’est arrêté au dernier quai. Et personne
Pour sauver les roses. Nulle colombe pour se poser sur une femme en chair de parole.
Le temps s’est achevé. Le poème ne peut guère plus que ce que l’écume a pu. (…)
Extrait de Plus rares sont les roses de Mahmoud Darwish.
Mort samedi 9 août 2008.
Une grande voix (on disait même une grande gueule, mais ça c’était quand on était jeunes et militants) qui se tait pour toujours.
8.07.2008
Au fond de la piscine

Après la note précédente, il me fallait, il faut même encore que je prenne le temps pour respirer ailleurs, que je pense que je sorte cette chose… comment écrire à nouveau ici avec légèreté des mots de tous les jours, mon humeur à la minute, yeeesss ok je vis à Paris, dans le pays où les mouvements de grèves passent complètement inaperçus, j’ai un boulot "intéressant" et rémunéré (pas assez mais bon…), je cache mes yeux derrière les lunettes noires assise à la terrasse du Séquoïa en vacances quelques jours au soleil avec l’homme qui bataille au fond des mers, toujours craquant, à contempler-à toucher, comment raconter mes petits tracas, mince il a plu aujourd’hui, oui Paris-Plage cette année encore ? comment dire mon petit confort à me regarder le nombril tout va bien, la vie est pourtant si fragile, monstrueuse, l’homme est un loup pour l’homme, les puissants piétinent les faibles, on nous apprend à être gentil ou méchant c’est pas pareil, il faut être léger, futile, rire aux plaisanteries, aux bons mots, pourtant le pire pourrait arriver ?
Alors, dans le bassin d’eau de mer, j’ai nagé sous l’eau j’entendais le bruit des pompes, le sel piquait les yeux, alors j’ai mis les lunettes de piscine. J. a fait quelques plongeons "artistiques", puis du crawl. Il s’est collé contre moi et il m’a dit : "Essaie d’oublier…". Je m’applique à essayer.
18.06.2008
Sous le soleil

Ce jour-là, je pars à la plage, par le bus.
Sans toi, parti en entraînement quelque part au fond de l’eau à 30 mètres.
Assis derrière moi, un homme raconte à son voisin quelque chose. Des mots ordinaires qui arrivent à mon cerveau et rapidement développent leur horreur, implacable comme un scalpel.
"Ils sont tombés sur un faux barrage… tous armés… les ont fait sortir tous les trois de la voiture, celui qui écoutait une cassette ils lui ont fait manger la bande jusqu’à ce qu’il s’étouffe, il est mort étouffé… à l’autre ils ont retiré ses baskets, lui ont tiré dans les jambes puis l’ont égorgé… l’autre, mon cousin, il a eu de la chance, il est pas mort, mais ils lui ont dit : Mange mange tout. Alors il a avalé tout le maquillage, les rouges à lèvres, qu’il avait dans son sac, le maquillage c’était un cadeau pour sa soeur… Mon cousin a survécu, emmené à l’hopital par les militaires… lavage d’estomac… C’est terrible, c’est pas bien de faire des choses pareilles. Je ne retournerai jamais là-bas, c’est des barbares…"
Celui qui raconte porte des tatouages sur les avant-bras, une belle petite gueule de malfrat, ses yeux noirs brillent.
Le bus est bondé, il fait très chaud, tout va bien. Ici c’est presque les vacances, J. me rejoint ce soir et puis, non ! je ne dois/vais pas pleurer. il faut seulement que je me concentre pour respirer, calmement.
24.05.2008
A l’ombre, il fait chaud

Je l’affirme haut et fort : non !!! non, je n’ai pas abusé des campari orange !
2.05.2008
Migration aussi

Je repars là-bas, parce que là-bas c’est déjà le Sud… je fais attention à ne pas emmener le gris avec moi. Tout à l’heure, je ne compterai pas les jours, seulement les heures qui me séparent de toi. Fais-moi oublier cette colère qui m’assaille en ce moment. Que je te retrouve sur le quai, d’abord le regard, le mouvement et les mots suivront, alors on parlera de nos vies séparées, juste un peu. Parce qu’ensuite, le coeur, le corps, le cerveau droit-gauche, la mécanique humaine c’est tellement bien. Je prend et je reprend, j’adore et tu aimes ça…
20.04.2008
Migrations

Voilà que plusieurs voisins de blogs ont migré sur face de book ! 
Pour leur rendre visite, il faut passer montrer patte blanche : c’est-à-dire s’inscrire ! ok les amis c’est fait mais holà
dans quoi ai-je mis les orteils ? Déjà que j’ai pas trop le temps d’entretenir les herbes folles de ce blog !!!
Mais je suis ici, toujours.
12.04.2008
Juste un pas en avant

On aurait pu se répéter qu’il n’y a pas que le …. dans notre vie, que oui, tu y penses… ce truc qu’on a dans le coeur, toutes ces choses qu’on sent là… indicibles et puis tu sais… mais là FORCÉMENT c’est/c’était intenable, alors : Banzaï !!!!!! Trop bien ! (mais j’aime pas ton t-shirt)
2.04.2008
Je veux et j’exige (simple exercice de prononciation)

Les vacances sont finies,
rentrée à Paris et ça bosse !
Maintenant je vais attendre quelques jours (ou semaines j’espère pas) que tu reviennes de cet endroit inhospitalier, sain et sauf et bronzé (partout ?), s’il te plaît !



